Alors qu’il semblait jusqu’à l’automne dernier avoir retrouvé un nouveau souffle, l’année a subi un repli de 5,9% de la valeur des opérations annoncées à 2.393 milliards de dollars, selon Thomson Reuters, un plus bas de 4 ans.
L’Europe n’échappe pas à la morosité depuis le début 2013, hormis les très spéctaculaires opérations de l’été 2013 (Publicis – Omnicom …). D’après Thomson Reuters, le volume des opérations y a chuté de 43 % au premier semestre, à 221 milliards de dollars. Il faut remonter à 1997 pour trouver un aussi faible niveau.
La Franc a touché un point bas depuis dix ans (- 31 %, à 33 milliards de dollars). Les acquisitions étrangères dans l’Hexagone sont en recul de 7 % et celles de la France à l’étranger de 77 %. Les opérations domestiques ont néanmoins augmenté de 40 %. Au plan mondial, le repli a été limité à – 9 % (978 milliards de dollars) grâce au dynamisme du « M&A » aux Etats-Unis (+ 34 %, à 437 milliards) dans le sillage de quelques opérations géantes, comme les rachats de Heinz et de Virgin Media.
En 2012, le nombre d’opérations annoncées était stable à 2.589, après 2.546 en 2011 et 2.429 en 2010, selon les données de Thomson Reuters. En termes de volumes cependant, les chiffres ont été à la baisse : -8% en Europe, à 657 milliards de dollars, -10% aux Etats-Unis, à 881 milliards, et -7% en Asie. La France n’a pas échappé à cette tendance baissière. Les opérations bouclées l’année dernière et recensées par L’Agefi (donc impliquant une partie française) ont porté sur un montant de 115 milliards d’euros, contre 190 milliards en 2011, mais déjà 100 milliards en 2010.
Les trois banques en tête du classement établi par L’Agefi Hebdo sont dans l’ordre : Rothschild, Lazard et BNP Paribas. Le marché se concentre autour des banques ayant d’importantes capacités d’intervention à l’international : 73 des 100 plus grosses transactions analysées étaient transfrontalières. Elles représentent d’ailleurs près du tiers des volumes au niveau mondial, le trio de tête étant dans l’ordre : Goldman Sachs, Morgan Stanley et Barclays.
Agefi


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