Private Equity — 07/10/2015 at 11:36

Edmond de Rothschild Private Equity prépare une vague de levées de fonds

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Le groupe franco-suisse va lancer de nouveaux véhicules mais reste à l’écart du LBO, des fonds de fonds et de certains investissements «verts».

Les boutiques de capital-investissement du groupe Edmond de Rothschild (EDR) repartent à la chasse aux investisseurs. Eres, seule entité de private equity contrôlée à 100% par le groupe franco-suisse, va débuter dans le courant du mois la levée d’un troisième véhicule, de 250 millions d’euros, a annoncé le groupe hier, lors d’une conférence de presse dédiée à la galaxie EDR PE (Private Equity) qui pèse 3 milliards d’euros d’actifs. Ce fonds global sera, comme les autres véhicules maison, abondé à hauteur de 5 à 10% par le bilan du groupe.

Edrip, le navire amiral français avec 1,4 milliard d’euros d’actifs, vise de son côté plus de 100 millions pour son deuxième fonds Chine, après un premier closing à plus de 50 millions et malgré un contexte économique local difficile. La société va reprendre la route début 2016 avec Cabestan II, fonds de capital-développement dédié aux small caps calibré à 150 millions d’euros, et lancera fin 2016 son cinquième millésime de capital-risque dédié aux biotechnologies.
Face aux français Edrip et Eres, certaine boutiques contrôlées par la branche luxembourgeoise d’EDR repartent elles aussi en campagne. Ginkgo, spécialiste de la réhabilitation de friches polluées en France et en Belgique, vise 120 millions d’euros à partir de novembre, après avoir atteint 80 millions d’euros pour son premier fonds (dont 32 millions auprès de la CDC et la BEI). En 2016, le fonds d’infrastructures TICC sollicitera de nouveau les investisseurs, tout comme Amethis, dédié à l’Afrique. Ces expertises s’ajoutent à d’autres consacrées aux actifs réels («agroforesterie» et hôtellerie de luxe). Pour autant, «nous ne faisons pas d’éolien et pas de solaire, prévient Johnny El Hachem, le patron d’EDR PE, car ce qui n’est pas rentable par lui-même n’est pas durable».

De même, le groupe est sorti des gros LBO avec la fin de l’aventure EDR Capital Partners en 2013, et ne devrait pas monter de nouveau véhicule pour EDR Real Estate Eastern Europe, qui ne figure plus dans ses présentations. Il veut aussi rester à l’écart des fonds de fonds de private equity, à l’inverse de Rothschild & Co.

Via ses plates-formes actuelles ou d’autres partenaires, EdR PE réfléchit enfin à un fonds dédié à la zone andine et s’intéresse de près aux nouvelles technologies en Israël, où il dispose déjà d’une antenne, au digital et aux fintechs.

AGEFI

 

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