Entreprise — 25/01/2016 at 11:44

Bonus de Wall Street le patron de JP Morgan en tête

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En 2015, les bonus des dirigeants de banques américaines ont davantage collé à leur performance.

Sous la pression des actionnaires, les comités de rémunération des grandes banques américaines ont, pour 2015, davantage fixé les bonus de leurs dirigeants en fonction de leur performance réelle. Sans toutefois vraiment les raboter en cas de contre-performance, ni faire preuve de retenue en cas de bons résultats. Le tout-puissant patron de JP Morgan a ainsi vu sa rémunération bondir de 35 % à 27 millions de dollars. Dans le détail, Jamie Dimon a perçu en 2015 un salaire de base de 1,5 million de dollars et un bonus en numéraire de 5 millions. Les 20,5 millions de dollars restant sont en stock-options dont la perception est conditionnée à la performance future du groupe bancaire. Il faut dire que les émoluments du patron de JP Morgan avaient fait l’objet l’an dernier de salves de critiques de la part de deux très influents cabinets de conseil aux actionnaires, ISS et Glass Lewis.

Cette fois, le patron de JP Morgan a pour lui les profits record de la banque : 24,4 milliards de dollars, en hausse de 12,4 %. Depuis 2009, Jamie Dimon aura donc gagné environ 8 millions de dollars de plus.

En revanche, les effets de la crise sur Goldman Sachs ont pesé sur la prime de Lloyd Blankfein, son indéfectible dirigeant. Selon Reuters, ce dernier vient de connaître la première baisse de sa rémunération en quatre ans (-4 % à 23 millions de dollars). Un recul dû aux mauvaises performances de la banque (son bénéfice a chuté de 31 % à 5,6 milliards de dollars), en raison notamment d’une amende de 5 milliards de dollars liée au scandale des crédits « subprimes ». En avril 2015, le conseil d’administration de Goldman Sachs avait en effet fixé à 11 % entre 2015 et 2017 la rentabilité minimale des fonds propres. A cause de l’amende, celle-ci n’a atteint que 7,4 %. James Gorman a connu le même sort. Le dirigeant de Morgan Stanley s’est vu gratifier de 21 millions de dollars, soit 1,5 million de moins qu’en 2014 (-7 %). Un recul imputable à la baisse du cours de Bourse du groupe (-18 % en 2015) et à une rentabilité inférieure aux objectifs initiaux (8,5 % contre 10 %).

Les Echos

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