Économie — 31/08/2016 at 15:00

Mené par une croissance allemande forte, le DAX fait grimper les actions européennes

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Les actions européennes ont connu un répit dans la semaine quand un fort rebond a fait grimper le DAX  de 3,3 %, tandis que le FTSE augmentait de 1,8 %. Les actions ont été maintenues à flot par la BCE qui attend de voir ce qui va se passer, tout en poursuivant un fort programme d’achat d’obligations, dont l’achat d’obligations d’entreprise. Avec des données économiques commençant à reprendre des couleurs malgré le vote du Brexit du 23 juin 2016, l’Europe peut s’attendre à d’autres bonnes nouvelles à l’avenir.

Les données indiquent que la croissance allemande est plus forte que prévu, ce qui s’explique par les taux. Le PIB allemand au deuxième trimestre est plus fort que prévu à 0,4 % par rapport au trimestre précédent, contre des prévisions annonçant une augmentation de 0,2 %. La lecture préliminaire de la zone euro dans sa globalité tranche avec le chiffre de 0,0 % entre deux trimestres pour la France. L’économie allemande continue de réaliser de meilleures performances que prévu bien que la croissance trimestrielle accuse un certain ralentissement (0,7 % au premier trimestre), ce qui peut être expliqué par la fermeture de la Bourse à Pâques qui a altéré les chiffres. La première moitié de l’année doit donc être replacée dans son contexte.

Le commerce apparaît toujours comme le vecteur du rétablissement, les exportations nettes en premier plan. Le secteur immobilier allemand a lui aussi le vent en poupe, ce qui va continuer à alimenter l’inquiétude face à la politique très expansionniste de la BCE et aux faibles taux d’intérêt qui pourraient engendrer une bulle immobilière au sein de la plus grande économie européenne. Les prix de l’immobilier ont augmenté de 4,4 % au premier trimestre et les prix dans le neuf ont bondi de près de 34 % entre juin 2006 et juin 2016. Les changements démographiques et l’augmentation des ménages célibataires expliquent également cette légère hausse, bien que la même explication ait été fournie pour expliquer le cas de l’Espagne et ce, argument contre les alertes d’une possible bulle, avant le krach qui a suivi.

Les demandes de logements neufs ont bondi de 22,6 % entre mai 2015 et mai 2016. Cette demande restera probablement très forte, la crise migratoire ajoutant une pression supplémentaire et les investisseurs recherchant des investissements alternatifs, puisque les taux d’intérêt s’effondrent et que les retours sur investissement de l’État allemand s’avèrent négatifs.

Le climat reste sain, le ZEW suggérant que les anticipations de baisse des taux se sont ralenties depuis juillet. Les informations sur la confiance des investisseurs allemands dans l’indice ZEW montrent que les taux d’intérêt à court terme dans la zone euro avaient légèrement augmentés en août, passant au chiffre toujours négatif de -10,4, contre -11,6 en juillet et -7,9 en juin, avant le référendum sur le Brexit. En revanche, les taux à court terme dans le Royaume-Uni ont chuté, passant de -38,4 en juillet et +20,4 en juin à -47,6.

Après de fortes hausses en avril, le DAX continue de grimper depuis la semaine dernière et équilibre les hausses de décembre 2015 à 11 400. Vous pouvez voir un graphique du DAX sur iforex. On note un soutien à 10 400 et la moyenne mobile des 200 jours est à 10 078. La dynamique reste positive alors que l’index de la MACD (moving average convergence divergence, ou convergence et divergence des moyennes mobiles) a récemment envoyé un signal d’achat. L’index est imprimé en noir et montre une trajectoire à tendance haussière qui pointe vers des prix plus élevés pour le DAX.


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