La Russie interdirait les exportations d’essence pendant 6 mois pour compenser la demande « excessive » de produits bruts.
- La Russie interdira les exportations d’essence pendant six mois à compter du 1er mars, a rapporté Reuters.
- L’interdiction proposée vise à freiner la demande croissante et à maintenir les prix intérieurs à un niveau élevé.
- Les exportations d’essence étaient en baisse de 27 % sur un an à la mi-février, selon S&P Global.
La Russie s’apprête à interdire les exportations d’essence pendant six mois afin de stabiliser les prix et de contrer la demande croissante de produits bruts.
La restriction, entrée en vigueur le 1er mars, a été confirmée par Alexander Novak, porte-parole nommé vice-Premier ministre par le président russe Poutine et personnalité clé supervisant le vaste secteur énergétique russe, a rapporté mardi Reuters, citant la RBC russe.
Le rapport ajoute que le Premier ministre russe Mikhaïl Mishustin a donné son feu vert à l’interdiction proposée par Novak dans une lettre datée du 21 février, mais que le décret officiel était en attente.
L’interdiction vise à répondre à la demande intérieure croissante de produits pétroliers, tout en préservant les prix et en aidant les raffineurs sur le marché intérieur russe, selon Novak.
À l’approche des élections présidentielles en mars, les prix locaux du carburant en Russie sont devenus un problème important pour les conducteurs et les agriculteurs. Pendant ce temps, les raffineries russes ont été confrontées aux perturbations dues aux attaques de drones ukrainiens ces derniers mois.
Depuis que la Russie a envahi l’Ukraine en février 2022, le deuxième exportateur mondial de pétrole a vu bon nombre de ses pétroliers sanctionnés par l’Occident, et S&P Global a rapporté que les exportations d’essence étaient en baisse de 27 % sur un an à la mi-février.
