Kalshi veut savoir où vous travaillez
Kalshi vous demandera désormais où vous travaillez avant de pouvoir commencer à parier.
Le conseiller juridique et chargé de l’application de Kalshi, Bobby DeNault, a écrit mardi un article de blog sur le site Web de la société décrivant la manière dont elle réprime les délits d’initiés sur sa plateforme.
DeNault a écrit que le marché de prédiction basé à New York commencera à exiger des traders qu’ils effectuent une vérification de leur emploi avant de pouvoir négocier, dans le but de « filtrer les initiés potentiels ».
« Cela nous permet d’identifier les initiés présumés – les personnes qui disposent d’informations importantes et non publiques sur les résultats d’un marché – et de les éliminer avant qu’une transaction ne soit effectuée », a-t-il écrit.
Selon une capture d’écran de l’outil de vérification de l’emploi intégré dans l’article de blog, Kalshi demandera aux utilisateurs le nom, le secteur d’activité et la fonction de leur employeur actuel.
Les représentants de Kalshi n’ont pas répondu à une question de Trading Insider concernant la durée habituelle du processus de vérification et si cette vérification s’appliquerait aux traders déjà présents sur la plateforme.
Dans son article, DeNault a décrit deux autres mesures prises par Kalshi pour éliminer les mauvais acteurs.
Le premier est la « notation des risques », dans laquelle l’entreprise attribue une note à chaque nouveau marché ajouté à sa plateforme, allant des « marchés de niche sociaux ou amateurs aux marchés d’échelle critique ayant une portée nationale ou géopolitique ».
Cela sera fait pour déterminer si le marché est particulièrement sensible à la manipulation.
Et la seconde concerne les « améliorations des dénonciateurs », qui permettent aux utilisateurs de signaler un comportement suspect. DeNault a qualifié les utilisateurs de Kalshi de « première ligne de défense naturelle contre les comportements abusifs ».
Ces mesures s’ajoutent aux garde-fous existants de Kalshi, qui consistent notamment à empêcher de manière préventive les politiciens élus, les candidats politiques et les sportifs universitaires et professionnels de faire du commerce.
Les nouveaux garde-fous de Kalshi surviennent alors que les marchés de prédiction comme lui et Polymarket font l’objet d’un examen minutieux de la part des législateurs du pays, dont beaucoup ont proposé des projets de loi visant à interdire ou à réprimer strictement leurs activités.
Par exemple, en mai, le Minnesota est devenu le premier État à proposer une interdiction générale des marchés, avec l’approbation du gouverneur Tim Walz.
La Commodity Futures Trading Commission des États-Unis, qui réglemente Kalshi et Polymarket, a intenté une action en justice contre Minnesota et Walz, arguant que Walz ne pouvait pas criminaliser les marchés en vertu de la loi de l’État.
