Comment 4 résultats possibles de l’élection présidentielle pourraient avoir un impact sur les actions

Comment 4 résultats possibles de l'élection présidentielle pourraient avoir un impact sur les actions

Depuis que le président Joe Biden s’est retiré de la course à la présidence en juillet, les perspectives sur ce qui pourrait se passer en novembre ont été considérablement réajustées.

La candidature soudaine de Kamala Harris a redonné confiance dans une possible victoire démocrate, qui commençait à s’estomper sous Biden. A moins de 100 jours de l’élection, elle est désormais mieux placée dans les sondages face à son rival, Donald Trump.

L’ascension de Harris a incité UBS à mettre à jour ses prévisions sur l’évolution des actions, en fonction du résultat des élections. La banque avait proposé une analyse similaire en mars, lorsque Biden était encore candidat.

(1) Harris gagne avec un Congrès divisé

UBS estime à 40 % la probabilité que Harris prenne la direction du Bureau ovale, alors que le Congrès est divisé.

Ce scénario aurait un impact minime sur les actions, ce qui stimulerait les entreprises axées sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. La banque s’attend à ce qu’un rebond de la hausse des cours de l’action des bénéficiaires de la loi sur la réduction de l’inflation, tandis qu’un surcroît de réglementation pourrait entraîner une baisse des cours des sociétés du secteur des combustibles fossiles.

Selon UBS, une réglementation stricte pourrait également limiter le secteur financier, car Harris maintiendra une « idéologie anti-grands services financiers ». Depuis l’effondrement de la Silicon Valley Bank en mars dernier, Biden a appelé à une surveillance plus stricte.

Dans le même temps, le Congrès limiterait la capacité de Harris à faire avancer des projets de loi majeurs, notamment dans les domaines industriel et de la santé.

(2) Trump remporte une victoire écrasante

Si Harris ne l’emporte pas, UBS estime à 35 % la probabilité que les républicains remportent à la fois le Congrès et la Maison Blanche. Lorsque Biden était encore candidat, c’était le résultat le plus probable, selon les prévisions de la banque.

Dans ce cas, Trump serait confronté à moins de limites dans la mise en œuvre des politiques annoncées, comme sa promesse d’augmenter les tarifs douaniers et de prolonger les réductions d’impôts sur les sociétés de 2017.

UBS s’attend à ce que la réglementation s’assouplisse dans ce scénario, tandis que les fusions et acquisitions devraient augmenter. Ces facteurs contribueraient à soutenir les investissements dans les énergies fossiles et constitueraient le scénario le plus favorable pour les sociétés financières.

Cela rend le résultat d’un coup de balai rouge légèrement positif pour les actions, même si la banque s’attend à ce que les autres propositions de Trump compensent l’enthousiasme initial du marché.

Par exemple, de nombreux économistes ont exprimé leur inquiétude face à la hausse des droits de douane, estimant que ces derniers peuvent stimuler l’inflation. Trump a rejeté à plusieurs reprises ces avertissements, appelant plutôt à l’instauration d’un tarif douanier universel sur l’ensemble des échanges commerciaux américains et à une taxe de 60 % sur les exportations chinoises.

Dans ce cas, UBS s’attend à une hausse des taux d’intérêt et du dollar. La hausse des droits de douane pourrait également avoir un impact sur le secteur technologique, en particulier sur les fabricants de matériel informatique et de semi-conducteurs.

La banque a noté les possibles effets négatifs des propositions de Trump sur le système de santé, comme le projet d’un indice international des prix des médicaments.

(3) Harris remporte la victoire en bleu

Selon UBS, il y a 15% de chances que les démocrates remportent les deux pouvoirs du gouvernement. Si cela se produit, ce sera le pire scénario pour les actions, selon la note.

Ce scénario serait légèrement négatif pour le marché, car les investisseurs peuvent s’attendre à ce que les réductions d’impôts de 2017 expirent, tandis que la réglementation se durcirait. Les sociétés financières et celles du secteur des combustibles fossiles seraient les plus durement touchées, ce qui entraînerait une hausse des coûts dans les deux secteurs.

Certains efforts pourraient être faits pour étendre le pouvoir de négociation de l’IRA sur le prix des médicaments, même si l’on peut se demander dans quelle mesure les démocrates des États biopharmaceutiques seront disposés à mettre cela en œuvre.

Dans le même temps, les droits de succession pourraient augmenter, tout comme les limitations des déductions fiscales nationales et locales.

Dans l’ensemble, une croissance plus faible entraînerait une baisse des taux d’intérêt, alors que la désinflation se poursuit.

(4) Trump gagne avec un Congrès divisé

Le scénario le moins probable, selon UBS, est un retour de Trump à la Maison Blanche sans le soutien d’un Congrès républicain. Il y a 10 % de chances que cela se produise.

Dans ce scénario, l’impact sur les marchés boursiers sera mitigé. Comme dans le cas d’une vague de rouge, les droits de douane continueront d’entraîner des pressions inflationnistes et un dollar plus fort, poussant légèrement les taux d’intérêt à la hausse.

La banque a déclaré que les dépenses d’investissement pourraient diminuer pour les industriels à mesure que l’incertitude grandit autour des initiatives en matière d’énergie verte.

Dans le même temps, UBS s’attend à ce que les contraintes réglementaires s’atténuent quelque peu sur les secteurs des combustibles fossiles et de la finance, ce dernier bénéficiant de nouvelles nominations à la tête de la réglementation à la Réserve fédérale, à la FDIC et à la Securities and Exchange Commission.

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